EHPAD : le 15 mars ça repart !

Le 30 janvier, nous avons fait entendre nos revendications et réussi une belle démonstration de force pour nos EHPAD et les services de soins à domicile ! ÇA REPART le 15 MARS !

Ensemble nous avons brisé le silence !

Salarié-e-s des EHPAD et des services de soins à domicile, tous-toutes ensemble et dans la diversité des statuts de nos établissements, nous avons brisé le mur du silence ! Nous avons commencé à alerter l’opinion publique, et plus personne aujourd’hui ne peut ignorer la réalité : il y a un manque énorme d’efectifs dans tous nos EHPAD !

Qu’ils soient du privé à but lucratif (KORIAN, ORPEA, …) du privé associatif à but non lucratif, ou du secteur public, nos 3 catégories d’EHPAD soufrent toutes d’un manque de personnel salarié face au nombre de personnes âgées, plus ou moins dépendantes, dont nous avons la responsabilité.

Où en sommes-nous aujourd’hui ? ! !

Pour les salarié-e-s

  • Aucune mesure n’a été prise pour augmenter les effectifs, la souffrance au travail est toujours présente !
  • Le nombre de CDD et les vacations sont en forte augmentation dans le secteur public.
  • La fusion des instances représentatives d’intervention de vos représentant-e-s, de ce fait ils sont moins nombreux pour vous défendre et exiger de bonnes conditions de travail.
  • Les glissements de tâches sont non régulés à ce jour.
  • Les accidents du travail et arrêts maladie augmentent ainsi que les inaptitude au travail qui se traduisent par des licenciements, facilités par les ordonnances MACRON.
  • Les horaires à rallonge de 12h avec de grandes coupures de 2h, parfois sans salle de pause ou non adaptée sont toujours le quotidien de beaucoup de salarié-e-s ainsi que l’éloignement travail/domicile.

Pour les résident-e-s

  • 80 % de dénutrition en moyenne nationale.
  • 12 centimes/jour et par résident pour l’animation.
  • 1 % en moyenne de médecin coordonnateur sur le territoire national pour l’ensemble des EHPAD ; ce qui a des conséquences directes sur la prise en charge médicale faute de présence de médecins.

Non seulement les personnes en perte d’autonomie doivent se résigner à aller en établissement, mais en plus, elles dilapident leurs économies, leurs biens immobiliers, les bijoux de famille et sollicitent leurs enfants. Et pourtant,elles ont travaillé tout au long de leur vie pour construire cette société….

Des moyens pour travailler et préserver la dignité pour nos ainé-es !

L’omerta du président de la République à l’appel des salarié-e-s en détresse et des personnes âgées lors de la grande mobilisation du 30 janvier 2018 n’a pas arrêté les manifestants. Ils, elles étaient très nombreux-se-s à clamer haut et fort : « des moyens pour travailler et préserver la dignité pour nos ainé-es ! ».

Face à cet événement, la ministre de la santé, Mme BUZYN a réagi et a mis en place des actions :

  • Le déblocage de 50 millions qui correspondent à 80 € par résident et par an ; c’est nettement insuffisant !
  • La mise en place de la Qualité de Vie au Travail, mais nous savons tous qu’il faut des moyens humains et matériels pour mettre en place cette mesure !
  • Une commission de bientraitance pour préserver les personnes âgées de la maltraitance ! Eh bien, c’est donner les moyens aux professionnel-le-s d’avoir la possibilité de prendre soin, ce qui a été un déterminant important de leurs revendications qui font partie de leur travail : le soin relationnel qu’ils, qu’elles ne peuvent pas mettre en œuvre faute de moyens !
  • Une mission flash EHPAD menée par des sénateurs pour évaluer la situation des EHPAD ! Et le rapport IBORRA qui a fait un constat déplorable des conditions de travail des salarié-e-s et la prise en charge défaillante des résident-e-s a été mis au placard ? Se serait-il trompé de diagnostic ?

Il nous faut donc agir pour contraindre le gouvernement à revenir sur sa politique d’injustice sociale, traduite dans ses choix budgétaires qui gaspillent l’argent public, exonèrent les plus riches et privent la collectivité nationale de moyens pour ses EHPAD.

LE 15 MARS, tous solidaires et soudés pour nos revendications

Le 15 mars, soyons encore plus nombreux dans l’action collective pour défendre nos revendications :

  • Mettre en place un financement pérenne et solidaire pour la prise en charge de la perte d’autonomie dans le cadre de la branche Maladie de la Sécurité sociale et créer un grand service public de la Santé et de l’Action Sociale.
  • Arrêter les suppressions de postes dans les établissements et pérenniser le financement de l’aide, des soins et d’accompagnement à domicile,
  • Mettre en place un ratio d’un personnel pour une personne accompagnée en établissement et augmenter le temps passé auprès des personnes âgées à domicile.
  • Revaloriser les salaires, améliorer les carrières et les conditions de travail des personnels de la branche à domicile et en établissement.
  • Appeler au retrait des dispositions législatives relatives à la réforme de la tarification des Ehpad, contenues dans la loi du 28 décembre 2015 ainsi que le retrait des décrets d’application.

Le 15 Mars, en grève et dans l’action !

L’intersyndicale CGT (santé et action sociale, fonction publique territoriale, retraités), CFDT, FSU et SUD santé sociaux appelle les retraités, les usagers et les salariés des EHPAD à se mobiliser massivement pour exiger les moyens financiers et humains indispensables pour une prise en charge digne de nos ainé-es !

Le 15 Mars

RASSEMBLEMENT à partir de 10h devant la Préfecture de LIMOGES

Tract et préavis de grève

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